Exploration d’un cauchemar par un prompt de la chambre 02 : mythologie personnelle du module 01 générateur originel.
Classification : Divinité intérieure, entité symbolique de la parole consciente
1. Contexte et conditions d’émergence
Veræ apparaît chez les individus sensibles et attentifs à la souffrance d’autrui, désireux de soutenir ceux et celles qu’ils aiment. Ces individus s’ouvrent trop fort et trop longtemps aux paroles, émotions et récits de souffrance. L’individu ne pose pas de limite par manque de conscience de leur existence ou peurs. Cette accumulation fait jaillir les mots-vipère. Ces mots cherchent une sortie et sortent dans l’ombre de ceux et celles qu’il aime et appellent Veræ.
2. Description de l’entité
Veræ se manifeste sous la forme d’un Ver blanc, vivant et tordu, qui se loge dans les entrailles de la personne. Il gesticule, se tord et s’enroule, impossible à expulser par les moyens conventionnels. Son mouvement n’est pas aléatoire : il agit comme un miroir de la surcharge intérieure, reflétant la honte, la culpabilité et la colère silencieuse des porteurs.

3. Effets sur le corps et la psyché
Lorsqu’un individu prend conscience de ses voix-vipères et de ses pensées négatives, incohérentes avec :
Il vomit des mots, pleure des sons, gémit de honte pour faire sortir Veræ.Elle reste dans le corps, continuant à se tordre, dans l’objectif de provoquer une rage intérieure liée à l’impuissance et à la culpabilité accumulée.
Cette phase est critique : le mouvement du Ver agit comme un déclencheur de prise de conscience. L’individu est forcé de reconnaître la dynamique de ses paroles, sa tendance à laisser entrer le poids des autres et à ne pas poser de limites.
4. Transformation et transmutation
La transmutation de Veræ ne se produit que lorsque l’individu sort du déni et reconnaît pleinement l’impact de ses mots-vipères et de ses limites non posées. C’est un passage obligatoire : tant que la conscience n’accepte pas la présence du Ver blanc, il reste tordu dans le corps, gesticulant, provoquant honte et culpabilité.
Phase 1: la montée de la rage
La rage intérieure naît de l’impuissance et de la culpabilité accumulées. Elle n’est pas dirigée vers autrui, mais vers soi-même : c’est la colère de la conscience face à l’échec d’avoir voulu être “bon” sans savoir comment le faire correctement.Cette rage agit comme un agent catalyseur : elle chauffe Veræ, l’agite, le tord encore plus dans le ventre, jusqu’à ce que le feu atteigne son point critique.
Phase 2 : le feu intérieur
Le feu est à la fois destructeur et purificateur.Il enveloppe le Ver blanc et le fait fondre progressivement, dissout ses mouvements parasites et sa forme initiale.Ce processus transforme l’énergie de la honte et de la culpabilité en force de vigilance et de conscience, permettant au porteur de prendre contrôle de ses paroles et de ses émotions.
Phase 3 : la formation du réseau de veines blanches
Au fur et à mesure que le feu purifie Veræ, le Ver se transforme en un réseau de veines blanches, sinueuses et organiques, qui parcourent le ventre, le cœur et la gorge.
Les veines deviennent un chemin pour chaque pensée et chaque parole
5. Système de veines blanches de Veræ
Fonction
Transforme les mots-vipères en parole consciente, guide la vigilance intérieure et transforme l’empathie en acte sacré.
Veines viscérales (ventre/abdomen)
Canalisation des émotions brutes : honte, culpabilité, colère. .
Veines du cœur (thorax)
Filtrage empathique : équilibre entre compassion et protection de soi. Branche d’intention et branche de conscience.
Veines de la gorge (cou)
Filtrage final de la parole : lucidité et prudence avant expression.
Réseau
Chemin circulaire : ventre → cœur → gorge. Chaque mot et émotion se purifie avant d’être exprimé.
