Dragon régale toi de moi,
Que je n’ose pas te déranger
Que je n’ose pas te froisser
Que je n’ose même plus t’affronter.
Dragon, tu es victime de ton feu,
Victime de ce monde.
Tu emprisonnes ceux qui aiment.
Tu t’abreuves de leur attention.
Comme si c’était le seul air que tu pouvais respirer.
Attention à moi,
Si je me fais brûler,
Par tes émotions, tes exigences
Tes tempêtes.
Je ne sais plus qui je suis,
Ce que je veux, ce que je pense.
Il n’y a plus que toi
Et ton feu.
Ce feu que je fini par éteindre,
Dans un souffle de colère.
Et quand il ne reste plus que les braises,
Quand tu t’es envolé,
Quand ton ombre se détache enfin de la mienne,
Je me sens
Si seule.